11 mars 2009
Si j'étais restée...

Véro
- Si j'étais restée avec mon premier amoureux, je crois qu'on serait encore en train de se tourner autour... Et moi, en train de rêver à un possible premier baiser !
- Si j'étais restée avec mon deuxième amoureux, une longue histoire de 7 ans, je crois que je ne serais toujours pas mariée ni même maman car rien que cette idée me rebutait lorsque que j'étais à ses côtés. En fait, nous serions les meilleurs amis du monde (sauf qu'on s'engueulerait à cause de chaussettes sales) et je collectionnerais les infidélités pour tester mon pouvoir de séduction, et rattraper un peu ma si sérieuse jeunesse. Au programme de notre vie de tous les jours : de sérieuses engueulades pour cause de seuils de tolérance à la saleté très différents, câlin avec le chat, et puis pas de week-ends ou de vacances car il n'aimait ni programmer ni mettre de l'argent de côté.
Sev
- Si j'étais restée avec mon premier amoureux, de 10 ans mon aîné, pressé de me présenter à maman, je serais déjà mère de famille avec 2 ou 3 marmots, pendant qu'il s'adonnerait à ses passions, je m'occuperais de leur éducation. On dirigerait une chambre d'hôte et la vie verserait vers l'artifice de la côte azuréenne. Il fréquenterait les endroits douteux la nuit et ferait belle figure le jour. Moi, trop naïve, je me complairais dans dans cette situation, parce que l'amour rend aveugle...
- Si j'étais restée avec mon deuxième amoureux, nous avancerions lentement dans notre vie amoureuse, car amis avant tout. Aucune décision ne se prendrait à la légère. D'ailleurs, aucune décision ne se prendrait. Et finalement, je crois que ma vie ressemblerait beaucoup à celles des amoureux de la classe moyenne qui se sont connus dans les années 70. La sécurité, oui toujours. Et c'est une bonne chose. Mais je pense que la vie a besoin de pétillant, d'action. Un jeune couple se forge une histoire solide en tâtonnant à droite, à gauche, en haut et toujours plus haut. Notre histoire durerait, mais pour combien de temps ?
11:48 Publié dans C'est beau un homme parfois, Listes à 4 mains, Par Sev, Par Véro | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, couple, homme, rupture, relation
25 novembre 2008
Ce que j'ai retenu de mes exs

J'en n'ai pas connu des centaines, ni même des dizaines... J'ai juste vécu un brouillon de vie à deux, un coup d'essai avant la bonne, et surtout le Bon. Forcèment, j'ai un peu cherché à comprendre pourquoi ça n'avait pas marché, histoire de ne pas reproduire les mêmes erreurs.
On s'est rencontrés jeunes : j'avais 16 ans et lui 18, on était au lycée. ça ne m'a pas empêchée de partir faire mes études à 800 km de lui pendant 5 ans et ça ne nous a pas empêché de tenir le coup. Mais déjà nos chemins évoluaient différement puisque j'étudiais, lui a arrêté la fac au bout de 6 mois. Puis je suis entrée dans la vie active, là encore, ma première année professionnelle m'a énormèment fait évoluer, on n'avait plus rien à voir l'un et l'autre.
Je me suis imposée : dès que l'occasion s'est présentée, j'ai tenu à ce qu'on habite ensemble, alors que lui n'en avait pas spécialement envie et n'avait jamais vécu seul. Son rêve, c'était une garçonnière, un studio où ses potes pourraient toujours venir le voir, où il pourrait jouer en réseau jusqu'à point d'heure. Mais il manquait un peu de force de caractère, alors il a dit OK.
J'étais sourde et aveugle : habituée à mon petit confort de couple, je ne me donnais plus la peine de l'écouter vraiment et de voir combien nous étions différents. J'ai réalisé ça lorsqu'une fête a été organisée à mon boulot, et que je ne lui ai pas proposé de venir. J'avais pas envie qu'on le voit, que les autres se disent "c'est qui ce mec avec qui elle sort ?". Bref, il me faisait un peu honte. Et puis, à le voir faire, je croyais que les mecs étaient tous pareils : bordéliques, passifs et allergiques aux contraintes de la vie quotidienne.
J'étais dépendante : je n'aimais pas sortir sans lui, même pour faire quelques courses ou lorsqu'il faisait nuit. Je préfèrais toujours que ce soit lui qui appelle le dépanneur ou le proprio quand il y avait un problème à l'appart. J'avais grandi avec lui, c'est comme si je ne pouvais plus lui lâcher la main.
Alors notre rupture a été comme un grand coup de pied aux fesses !
J'ai soudain eu l'impression de m'être passée de "jeune fille" à "femme", dans mon for intérieur comme dans le regard de mes parents.
J'ai appris à mettre de l'eau dans mon vin, et maintenant, je suggère ce dont j'ai envie, je laisse l'Homme proposer.
J'ai véritablement choisi mon chéri actuel, ce qui fait que je suis toujours fière d'être à ses côtés même après 1 an de relation. Et j'ai surtout découvert que les mecs n'étaient pas tous pareils. Y en a des biens, et des moins biens...
Je mets un point d'honneur à faire des choses en solo, pour ne pas ressentir ce sentiment de dépendance et continuer à faire des choses qui me plaisent.
14:08 Publié dans C'est beau un homme parfois, Par Véro | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : homme, amour, relation



