04 septembre 2009

Le temps des contraintes

aimer distance.jpg

A nouveau job, nouvelle organisation surtout quand d’autres éléments, nouveaux eux aussi et pas des moindres, entrent en jeu : Chéri passera deux tiers de son temps à Paris.
Ce n’est pas facile de se dire qu’on ne se verra que les week-ends quand cela sera possible.

Les avantages (un leur puisqu’au fond on est si triste de ne pas voir Doudou quand on rentre le soir) :
- moins pressée de quitter le bureau = mission moins bâclée (c’est le patron qui va être content)
- moins de chaussettes, caleçons à ranger, moins de chemises à repasser (et pourtant qu’est-ce que je préférerai !…)
- pas de dispute pour l’émission TV (pas de confrontation d’opinion non plus)
- moins de gras dans nos assiettes de filles
- une salle de bain rien qu’à soi
- on peut allumer la lumière de la chambre le soir sans le réveiller et ouvrir les volets le matin pour mieux se réveiller
- on a le temps pour lire

Les inconvénients
- pas de chaleur humaine
- pas de bras viril pour apaiser les tensions au coucher
- pas de petits plats originaux concoctés avec amour
- le vide, la pire impression qu’on puisse avoir en rentrant chez soi

Je ne regrette pas l’Iphone (j’ai fini par craquer) qui nous permet à tout moment de s’envoyer des petites photos, des vidéos, le contact version XXIème siècle, qui dépasse les bornes mais qui rassure.

11 mars 2009

Si j'étais restée...

Vous êtes-vous déjà demandée ce que vous seriez devenu(e) en restant avec vos ex ? Si vous étiez restée aveuglée par l'amour, ou si votre meilleure amie ne vous avez pas ouvert les yeux. Seriez-vous la même que celle que vous êtes aujourd'hui ? Le cours de votre vie aurait-il suivi le même chemin ? 

Si j'étais restée.jpg

Véro

- Si j'étais restée avec mon premier amoureux, je crois qu'on serait encore en train de se tourner autour... Et moi, en train de rêver à un possible premier baiser !

- Si j'étais restée avec mon deuxième amoureux, une longue histoire de 7 ans, je crois que je ne serais toujours pas mariée ni même maman car rien que cette idée me rebutait lorsque que j'étais à ses côtés. En fait, nous serions les meilleurs amis du monde (sauf qu'on s'engueulerait à cause de chaussettes sales) et je collectionnerais les infidélités pour tester mon pouvoir de séduction, et rattraper un peu ma si sérieuse jeunesse. Au programme de notre vie de tous les jours : de sérieuses engueulades pour cause de seuils de tolérance à la saleté très différents, câlin avec le chat, et puis pas de week-ends ou de vacances car il n'aimait ni programmer ni mettre de l'argent de côté.

Sev

- Si j'étais restée avec mon premier amoureux, de 10 ans mon aîné, pressé de me présenter à maman, je serais déjà mère de famille avec 2 ou 3 marmots, pendant qu'il s'adonnerait à ses passions, je m'occuperais de leur éducation. On dirigerait une chambre d'hôte et la vie verserait vers l'artifice de la côte azuréenne. Il fréquenterait les endroits douteux la nuit et ferait belle figure le jour. Moi, trop naïve, je me complairais dans dans cette situation, parce que l'amour rend aveugle...

- Si j'étais restée avec mon deuxième amoureux, nous avancerions lentement dans notre vie amoureuse, car amis avant tout. Aucune décision ne se prendrait à la légère. D'ailleurs, aucune décision ne se prendrait. Et finalement, je crois que ma vie ressemblerait beaucoup à celles des amoureux de la classe moyenne qui se sont connus dans les années 70. La sécurité, oui toujours. Et c'est une bonne chose. Mais je pense que la vie a besoin de pétillant, d'action. Un jeune couple se forge une histoire solide en tâtonnant à droite, à gauche, en haut et toujours plus haut. Notre histoire durerait, mais pour combien de temps ?

16 janvier 2009

Un couple au travail, ça donne quoi ?

200284309-001.jpg

Je ne sais plus si je vous en ai déjà parlé, mais il se trouve que je travaille au même endroit que mon amoureux : Même entreprise, même service, même étage. Il faut dire que nous nous sommes connus dans ce contexte, c'est le travail qui m'a permis de faire sa connaissance. Mais heureusement, nous ne partageons ni le même bureau, ni les mêmes projets.

Notre relation n'est pas restée secrète très longtemps, juste le temps que je fasse un peu de "ménage" de mon côté. Et puis comme j'ai très vite emmenagé chez lui et que nous faisions les allers-retours ensemble, les risques de se faire prendre en flagrant délit devenaient un peu trop importants.

Le premier avantage de travailler à ses côtés est que je peux le voir à ma guise, quand je le croise dans un couloir, à la photocopieuse, où si je décide de faire un petit tour vers son bureau et que je l'aperçois de loin. J'avoue que cela était et reste un véritable petit bonheur.
Le deuxième avantage, c'est de faire les trajets en sa compagnie, plutôt que seule dans la foule. Les transports constituent pour nous un sas de décompression, où l'on se raconte nos journées, car il n'est plus question de parler boulot dès que la porte de notre appart' est franchie.
Troisième avantage : Comme nous sommes spécialisés dans le même genre de technologies, nous nous comprenons à demi-mots. Je peux lui parler de tous mes soucis, de mes doutes, lui poser mes questions, il me comprend parfaitement.

Mais comme tout n'est pas rose, travailler ensemble n'est pas toujours évident. Pas toujours, car il faut sans cesse séparer vie privée et vie professionnelle, donc éviter de raconter sa vie à ses collègues, ou faire comme si de rien n'était en cas de dispute matinale . Les rumeurs vont très vite dans une entreprise, et rien n'est pire qu'une conversation que vous avez eue avec une collègue et qui lui revient transformée par le biais des bruits de couloir.
Autre inconvénient, penser à se ménager des plages de respiration, car sinon, on finit vite 24h sur 24 ensemble à se regarder comme des chiens de faïence. Donc déjeuner dehors, se balader entre filles le week-end, et se créer son propre réseau pro.
Pour finir, le troisième inconvénient est d'accepter de voir une autre facette de celui qu'on aime. Il peut se montrer directif et froid, ou bien au contraire jouer un peu les séducteurs avec d'autres pour arriver à ses fins. Pas évident d'être confrontée à ça.

25 novembre 2008

Ce que j'ai retenu de mes exs

tlp522019.jpg

J'en n'ai pas connu des centaines, ni même des dizaines... J'ai juste vécu un brouillon de vie à deux, un coup d'essai avant la bonne, et surtout le Bon. Forcèment, j'ai un peu cherché à comprendre pourquoi ça n'avait pas marché, histoire de ne pas reproduire les mêmes erreurs.

On s'est rencontrés jeunes : j'avais 16 ans et lui 18, on était au lycée. ça ne m'a pas empêchée de partir faire mes études à 800 km de lui pendant 5 ans et ça ne nous a pas empêché de tenir le coup. Mais déjà nos chemins évoluaient différement puisque j'étudiais, lui a arrêté la fac au bout de 6 mois. Puis je suis entrée dans la vie active, là encore, ma première année professionnelle m'a énormèment fait évoluer, on n'avait plus rien à voir l'un et l'autre.

Je me suis imposée : dès que l'occasion s'est présentée, j'ai tenu à ce qu'on habite ensemble, alors que lui n'en avait pas spécialement envie et n'avait jamais vécu seul. Son rêve, c'était une garçonnière, un studio où ses potes pourraient toujours venir le voir, où il pourrait jouer en réseau jusqu'à point d'heure. Mais il manquait un peu de force de caractère, alors il a dit OK.

J'étais sourde et aveugle : habituée à mon petit confort de couple, je ne me donnais plus la peine de l'écouter vraiment et de voir combien nous étions différents. J'ai réalisé ça lorsqu'une fête a été organisée à mon boulot, et que je ne lui ai pas proposé de venir. J'avais pas envie qu'on le voit, que les autres se disent "c'est qui ce mec avec qui elle sort ?". Bref, il me faisait un peu honte. Et puis, à le voir faire, je croyais que les mecs étaient tous pareils : bordéliques, passifs et allergiques aux contraintes de la vie quotidienne.

J'étais dépendante : je n'aimais pas sortir sans lui, même pour faire quelques courses ou lorsqu'il faisait nuit. Je préfèrais toujours que ce soit lui qui appelle le dépanneur ou le proprio quand il y avait un problème à l'appart. J'avais grandi avec lui, c'est comme si je ne pouvais plus lui lâcher la main.

Alors notre rupture a été comme un grand coup de pied aux fesses !
J'ai soudain eu l'impression de m'être passée de "jeune fille" à "femme", dans mon for intérieur comme dans le regard de mes parents.
J'ai appris à mettre de l'eau dans mon vin, et maintenant, je suggère ce dont j'ai envie, je laisse l'Homme proposer.
J'ai véritablement choisi mon chéri actuel,  ce qui fait que je suis toujours fière d'être à ses côtés même après 1 an de relation. Et j'ai surtout découvert que les mecs n'étaient pas tous pareils. Y en a des biens, et des moins biens...
Je mets un point d'honneur à faire des choses en solo, pour ne pas ressentir ce sentiment de dépendance et continuer à faire des choses qui me plaisent.

05 novembre 2008

Rendez-vous amoureux

Un rendez-vous avec Jules qui se profile ? Quelques idées de looks (en collaboration avec Blandine) :

Blandine.jpg
Manteau et pantalon Promod, top Esprit, salomés Repetto, bague noeud Emmanuelle Esther, sac Darel
Séverine.jpg
Manteau, pull et ceinture Chattawak, pantalon Kookaï, pochette Caroline Conty, escarpins Lucie Perlato, bijoux Virginie Monroe, gloss Benefit, FAP Givenchy, parfum Dior
Véro.JPG
Robe bustier et gilet Mango, veste esprit, escarpins Motivaï, sautoir Les Bijoux de Sophie, pochette Lollipops

17 octobre 2008

J'ai découvert Douglas Kennedy

Bannière Dougla Kennedy.jpg
Ayant épuisé tout mon stock de romans, essais, polars, ainsi que tous les Guillaume Musso que m'avait prêtés maman, je suis allée prospecter sur le site de la Fnac dans le rayon Poche. Mon choix fut très rapide. J'ai cliqué sur les Coups de Coeur, et là, Douglas Kennedy m'est apparu. Cela faisait quelques fois que mes amies avaient évoqué cet auteur de romans contemporains. Je me suis renseignée sur sa bibliographie : 

1994 : Cul de sac (The Dead Heart)
1996 : L'Homme qui voulait vivre sa vie (The Big Picture)
1998 : Les Désarrois de Ned Allen (The Job)
2001 : La Poursuite du bonheur (The Pursuit of Happiness)
2002 : Rien ne va plus (Losing It)
2003 : Une Relation dangereuse (A Special Relationship)
2005 : Les Charmes discrets de la vie conjugale (State of the Union)
2007 : La Femme du V° (The Woman in the Fifth)

Après la lecture de leur synopsis, il a été difficile de choisir avec lequel j'allais repartir. J'ai opté pour les titres dont on m'avait beaucoup parlé :  Les Charmes discrets de la vie conjugale et La Femme du V°.

Je viens d'achever Les Charmes discrets de la vie conjugale. Un vrai régal. J'ai versé des larmes. J'ai frissonné. Je me suis glissée dans la peau de l'héroïne, cette femme qui nous décrit son existence, ses états d'âme, ces idées sur son époque. Elle se heurte à ses proches, elle est soutenue par sa meilleure amie. Elle est confronté à des choix qui sont aussi les nôtres au quotidien. Elle fonde une famille. Elle rencontre l'amour, la mort, la maladie. 
Ce roman m'a donné des forces, du punch, de la motivation. 

J'ai déjà hâte de commencer La Femme du V°.

03 octobre 2008

Le garder

couple.jpg

Vous l'avez conquis ? Essayer de le garder maintenant ! De ma propre expérience, voici les erreurs à ne pas commettre :

- Le considérer comme acquis : Début du relâchement, des reproches, des "j'ai pas envie ce soir", de la fin quoi. S'il vous a plu, dites-vous qu'il peut encore plaire à des tas d'autres filles. Dans la rue, au travail, les amies des potes... Les occasions ne manquent pas pour rencontrer des filles pleines de charme et de fraîcheur. Donc essayez de le regarder d'un oeil neuf, rappelez-vous ce qui vous a fait craquer chez lui au début et jouez la vamp de temps en temps.

- Oublier de garder un oeil sur lui : Est-il toujours vraiment amoureux ? A-t-il des projets avec vous ? Le faites-vous encore rire ? A-t-il plaisir à vous retrouver le soir à la maison ? Vous fait-il des compliments ? Est-ce qu'il va bien en ce moment ? Parlez, échangez, communiquez... Bref, soyez attentive à celui qui occupe la première dans votre coeur.

- Se prendre pour une princesse : Et exiger. Un bel appart', un chat angora, une surprise chaque fois qu'il va faire les courses, des diamants à votre anniversaire, une douzaine de roses pour l'anniversaire de votre rencontre, le cycle délicat pour le lavage de vos sous-vêtements... Non, il ne vous trouve pas précieuse ou féminine, seulement chiante !

- Ou pour sa mère : Et ordonner. De faire le lit, d'arrêter de jouer à la console à 22h, de demander à quelle heure il compte rentrer devant tous ses copains, de l'engueuler quand il sort en T-Shirt... Le pire : repasser derrière lui quand il fait quelque chose (le dîner, le repassage, le ménage). Prenez une paire de ciseaux et couper-lui ! Passer de sa propre mère à une autre mère n'est pas très épanouissant pour lui, ni très valorisant pour vous. De plus, ce rôle risque de vous lasser l'un et l'autre au bout d'un certain temps : Lui qui aura l'impression de ne plus avoir de copine, et vous qui dépenserait une énergie folle.

- Croire que la beauté est seulement intérieure : Pas de laisser-aller par pitié ! Vous rêvez de devenir sa bobonne ou quoi ? Alors gardez un budget pour le coiffeur, l'épilation, le sport et le shopping. Et laisser les autres garçons se retourner dans la rue.

- Tout lui raconter : Autant être claire : votre copain n'est ni votre mère, ni votre meilleure amie, ni votre pote gay, ni un collègue de bureau. Il ne peut pas tout comprendre (vos blagues de bureau, vos potins de fille), ni tout entendre (vos histoires avec vos ex, vos doutes). Gardez un peu de mystère, réservez-vous des soirées rien qu'à vous, et demandez-vous avant de parler si ce que vous allez dire à un intérêt pour lui ou votre relation, ou si c'est seulement pour vous décharger émotionnellement.

Sur ce, roulez jeunesse !

31 juillet 2008

Prise de tête n°2 : L'éloignement

200547534-003.jpg

Vacances entre copains(ines) et sans l'autre, études/boulot à l'autre bout de la France... De multiples raisons font qu'un couple peut se retrouver séparé par des centaines voire des milliers de kilomètres. Parfois, ça se passe bien, et d'autres fois, ça vire au cauchemar : Que fait-il/elle ? Avec qui ? Pourquoi il/elle répond pas ? Ce sont les mêmes interrogations qui reviennent encore et encore... Notre époque rend cette situation encore plus angoissante, car avec les portables, internet, et les accusés de réception, on est censé être joignables de partout et à tout heure. Donc si l'autre ne répond pas dans la minute, on s'inquiète...

Très objectivement, on peut d'abord imaginer que son portable n'a plus de batterie, qu'il y a un problème de réseau ou qu'il/elle est dans une situation empêchant de répondre au téléphone (à la caisse, en train de conduire, dans un train, en réunion...).

Ensuite, il se peut qu'il/elle soit tout simplement occupée.

Enfin, on peut aussi d'efforcer de lui lâcher la grappe et profiter de cette période de célibat forcée pour ré-apprendre à s'occuper de soi. En effet, vivre à deux, c’est souvent compter sur l’autre pour une foule de petites et grandes choses, alors quand on est privé de cette relation, on se sent un peu perdu. On n’a plus que le choix d’aller puiser en nous-même, définir seul ce qu’on fera de son temps et de sa vie. Pour élargir un peu la réflexion, il est intéressant d’aller explorer du côté des différents domaines de vie. Très souvent, on pense en termes binaires, on pense vie professionnelle/vie privée, alors un seul être vous manque et tout est dépeuplé...
En réalité, l’équilibre est à rechercher au sein d’un système plus complexe : on peut distinguer la « vie personnelle » (qu’est-ce que j’ai envie de faire, de découvrir, d’approfondir pour moi), la « vie de couple » (qu’est-ce qu’on a envie d’explorer, de construire ensemble), la « vie familiale » (qu’est-ce qu’on veut vivre en famille, voire de façon spécifique avec chacun de ses enfants ou encore au sein de la famille élargie ?) et la « vie sociale » (quels sont les liens que j’établis et que j’entretiens avec les personnes autour de moi ?). C'est comme cela que l'on se console de l'éloignement, en appelant toute nos copines, notre maman (avec qui on peut enfin rester des heures), en allant se faire un petit hammam, en regardant ce qu'on veut à la télé, en faisant des essayages multiples de notre garde-robe et des essais maquillage, en passant une heure de plus au bureau, en déjeunant avec les personnes de notre réseau pro... Et puis petit à petit, on devient soi-même trop occupée pour l'appeler toutes les heures...

Avant le départ, quelques petits trucs permettent toutefois de gérer la situation un peu mieux :
- Déjà, on pose comme postulat de base la confiance mutuelle, il va de soi mais en le disant ça va encore mieux.
- On se donne rendez-vous au téléphone juste pour sentir à la voix comment est le moral (chaque soir, tous les deux jours ou une fois par semaine) sinon vive les mails.
- On réclame trois lignes au minimum par jour (par mail ou texto), histoire de ne pas se sentir abandonnée de l’Homme.
- On accepte de réaliser que ce qui est importantissime pour l’un peut paraître dérisoire pour l’autre.
- Même si on est un poil décalée quand il nous parle de gens, situations, lieux dont on ignore tout, poser plein de questions histoire d’éviter l’écartement tectonique des continents et d’être à côté de la plaque.
- On ne se la joue pas mère courage ou bon petit soldat, ça barbe tout le monde et c’est même pas vrai (enfin pas tout à fait).
- On prévoit plein de photos que l'on fait tourner régulièrement pour que le conjoint ne se transforme pas en icône.

22 juillet 2008

L'homme et les tâches ménagères

Nouvelle image.png

La vie à deux, c'est sympa, sauf quand les tâches ménagères s'en mêlent et transforment chaque jour en cauchemar. J'étais avec mon ex depuis 6 ans quand nous avons pris un appart ensemble et que nous nous sommes rendus compte que nous n'étions pas fait pour vivre ensemble au quotidien. On a tenu 1 an.

Deux déséquilibres possibles :  le partage équitable des tâches ménagères, et la vision que l'on a de l'ordre, de la propreté, d'une alimentation équilibrée...

Concernant le partage des tâches, les garçons d'aujourd'hui sont un peu plus modernes que leurs papas, et bien souvent, il suffit de leur demander de l'aide pour l'obtenir. Parfois, ils sont même plus maniaques que nous et font tous seuls ce qu'ils ont à faire. Pour ne pas les décourager et donner l'impression de jouer le rôle de leur mère, il suffit de :
- Ne pas repasser derrière lui (ou très discrètement) : après tout, faut bien qu'il débute, il s'améliorera petit à petit.
- Ne pas tout faire à sa place sous prétexte qu'on est très amoureuse, qu'on ne veut que son bonheur et en pensant que ça s'arrangera avec le temps.
- Ne pas mettre la barre trop haute (et repasser ses slips, les serviettes de bains ou nettoyer le sol à la brosse à dents) parce qu'on est très amoureuse, qu'on ne veut que son bonheur et en pensant qu'une maison nikel est un bon moyen de le garder.

Je me dis qu'un jour, si j'ai un ou des fils, je mettrais un point d'honneur à les faire participer aux tâches quotidiennes. Parce qu'après tout, si des garçons transforment leur nana en fée du logis, c'est qu'ils ont été élevés comme ça. Tout est une question d'éducation.

En plus du partage équitable des tâches, un autre point est susceptible de noircir le quotidien. Vous vous en rendez compte le jour où il vous dit : "Ah bon, tu trouves que c'est le bordel ? P'tain qu'est-ce que t'es maniaque !"
Parce que vous êtes deux êtres humains avec une histoire, une éducation et une personnalité, il se peut (je dis bien "il se peut") que vous n'ayez pas la même tolérance face au bordel, la même vision d'une alimentation équilibrée... J'ai connu ça. Quand tu rentres à la maison le soir après le boulot, et que c'est encore plus le bordel que le matin en partant. Quand ton mec va faire les courses, et qu'il revient avec du saucisson, des Mars et des cordons-bleus en guise de repas.
Soit c'est un gros feignant. Soit c'est une stratégie pour que sa nana fasse les choses à sa place (et bien du coup). Soit vous avez une divergence de point de vue. Malheureusement, je ne connais pas de remède à cela. Ce fut l'une des raisons qui ont conduit mon ex vers la sortie, alors voyez, je ne suis pas à même de vous donner des conseils.

Enfin, tout est une question de personne. Parce que le quotidien à deux, ça peut être une sinécure aussi, si on se compléte et/ou si on partage la même vision des choses. Il n'y pas de fatalité.

18 juillet 2008

Prise de tête n°1 : les amis du chéri

 

Blog dispute.jpg

C’est dur, très dur de voir mon homme en colère parce que j’ai poussé le bouchon un peu trop loin. 

Il a un cercle d’amis d’enfance très proche qu’il ne voit pas souvent. Quand ils sont là, j’ai l’impression que je m’estompe. Oui, je suis jalouse. Et même si j’ai exagéré, je pense que mon cœur a des raisons (que la raison ne connaît pas). J’ai explosé suite à une série de gestes manqués : on oublie de me dire bonjour, on fait des projets pour la soirée comme si j’étais absente... Une suite de petits riens qui m’ont blessée. Forcément au bout d’un moment je craque. Je refuse de suivre le petit groupe, je deviens une « chi...se » et ses amis le lui disent, ce qu'il n’a pas supporté : « si tu n’es pas contente, pars ! », m’a-t-il crié de colère.

J’aurai pu partir, mais ce genre d’accrochage n’est arrivé qu’une ou deux fois. Une bonne discussion ne fait pas de mal. J’ai réalisé qu'il faut laisser vivre l’autre ce qu'il vivait avant "nous" dans la mesure où le couple est respecté. Et surtout on ne doit pas oublier de penser à soi, ne pas trop donner de sa personne même si l’on en a très envie, au risque de le regretter.

 

De-briefing : tout va pour le mieux. Nous nous sommes compris l'un, l'autre. Il me semble que notre amour est encore plus fort. Je l'aime !